Première Guerre Mondiale
1914/1918
Caporal Alphonse SCHALCKENS
162ème Régiment d'Infanterie de VERDUN
28ème Compagnie à CAMBRAI
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Ce
site est dédié à la mémoire
d'un de mes bisaïeux maternels, Alphonse SCHALCKENS, tué à
l'ennemi en 1916
à
SAILLY
SAILLISEL lors de la bataille de la
Somme (80).
Je ne l'ai bien sur pas connu, mais je me
suis attaché à lui. Ma grand-mère maternelle m'avait remis, lorsque j'étais
enfant, des médailles militaires, un cadre, divers documents jaunis.
Au fil du temps, j'ai
découvert combien tout ce
qui m'avait été donné
revêtait une importance : ils m'ont conduit à la
recherche généalogique. A la fin des années 1990, une tante m'a remis un carnet de route que mon pépé avait renseigné lorsqu'il était combattant.
Pendant Plus d'un an (1914/1915), jour
après jour, il a écrit son
journal.
Les renseignements sont
courts mais ils sont
forts émouvants. *** Inhumé dans l'un des quatre carrés militaires de la nécropole nationale de RANCOURT (80), il n'avait malheureusement pas une tombe au dessus de laquelle aurait pû figurer son nom : il était resté anonyme... Mais plus de 80 ans après, j’ai fait graver un ex-voto dans la chapelle avec le concours du Souvenir Français.
un hommage à ce héros parmi les héros |
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| Octobre 2005 : d'autres mémoires s'ajoutent à celles de mon pépé |
|
Daniel EVRARD me transmet les mémoires de son grand-père, ancien combattant du 162ème RI qui était à SAILLY SAILLISEL et RANCOOURT fin octobre 1916 Extrait des mémoires de ce soldat
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Les recherches sur internet m'indiquent que mon aïeul a peut-être été incorporé
au 362ème Régiment d'Infanterie formé le 03 août 1914 à CAMBRAI avec les réservistes
de la région de Lille et de Cambrai. Les régiments de réserve se rattachaient aux régiments d'active dont ils reprenaient
la numérotation ajoutée de 200 : le 362ème était donc bien le régiment de réserve du 162ème.
Historique du 362ème RI * Parcours du 362ème RI
Le parcours détaillé dans son carnet ne semble pas être celui du lien ci-dessus (?)
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EXTRAITS
DE SON
CARNET DE TRANCHEES
Cliquer sur les miniatures pour une image agrandie. Images également insérées entre les extraits.
Note :
volontairement, certaines fautes d'orthographe n'ont pas
été corrigées.
Mon arrière-grand-père était tisserand, marié et père de 3 enfants. Il vivait à Lille (59). Il est mort le 1er novembre 1916 : ce jour là, sa fille Elisa (ma grand-mère maternelle) fêtait ses 9 ans ... Lui, en avait 34 ... Il n'a probablement pas eu connaissance de la naissance de sa dernière fille, Angelina, née en 1915. Il semble en effet que mon arrière grand-mère n'ait jamais reçu les lettres adressées car Alphonse, dans son carnet, désespérait d'avoir une réponse. Il n'écrit pas le prénom de son 3ème enfant lors de ses derniers voeux, le 1er Janvier 1916. Auguste (dont il est question parfois) était son frère (témoin selon l'acte de mariage).

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EXTRAITS DU CARNET DE TRANCHEES DU CAPORAL SCHALCKENS
Mardi 25
août 1914 : Alerte à
8h - tir aéroplane, départ sans
manger à 1 1/2 - arrivée à ROUEN
à 3h du matin - faim et soif à volonté
Mercredi 26 : Départ
à 5h - arrivé à BERNAY à 8
1/2 -
couché ferme - bien reçu : poulet,
pâté, fromages, café, cidre, liqueurs
Vendredi 4 septembre : Départ
de BERNAY à 9h40, arrêt campagne
- déraillement - embrassé 2 enfants comme Lisa
Alphonse - passé nuit sans
dormir - train arrêt 1h tous les 10 minutes
Samedi 5 : Continuation
même que la veille - prise
sac - on a fait à peine 12 ki
de la journée - nous
sommes arrêté 5h en plein champ - 2 nuits sans
dormir
Dimanche 6 : Départ
à 5h1/2 - à 9h on a fait 10 ki et comme cela
jusqu'à lundi matin - nous sommes passés
à
ALENCON et arrivé à LE MANS à 9'25 -
le lundi perdu couteau
Lundi braderie (de
Lille)
7
: 8h mais depuis le
départ du MANS nous filons à grande vitesse -
arrivé à SAUMUR à 8h sans manger
pour dîner - 4 sardines pour la journée
Mardi 8 : Retrouvé
couteau - 4h arrivé à TOURS -
9h nous avons roulé toute la journée - il a pleut
à verse, on été mouillés
dans
les wagons - nous avons été 115 heures en chemin
de fer
Mercredi 9 : Arrivé
à AUBUSSON à 5h du matin - j'ai
vu Auguste pour la 1ère fois depuis
le départ de CAMBRAI - visite d'AUBUSSON
- joli pays
Samedi 19 : Pluie - repos -
après midi 8k - on
désigne 100 hommes pour partir au premier signal - je parts
avec Auguste
Jeudi 24 : Départ
d'AUBUSSON à 11h et arrivé à
ORLEANS à 2h du matin et à ETAMPES à
6h - pas dormi de la nuit qui est froide
Vendredi 25 : Nous arrivons
près de PARIS à 9h - à
PARIS à 10h - nous en partons à 4h du soir mais
nous n'avons put sortir
Samedi 26 : A minuit
à TROYES - nous arrivons à OIRY
MAREUIL à 9h à 35 ki
du champ de bataille - nous
entendons le canon - départ à 2h à
pied jusqu'à LOUVOIS à 18 k de REIMS à
8h
Dimanche 27 : Réveil
à 4h - départ à 6h - nous
arrivons à RILLY LA MONTAGNE à 11h - on voit le
bombardement de REIMS - on part
à 2h 1/2 - on marche sous le tir de l'artillerie pour
arriver à VERZENAY à 8h
du soir - très bien couché
Lundi 28 : Réveil
à 6h - départ à 2h puis on fait
la pause dans un champ jusqu'à la nuit. On arrive
à MAILLY à 10h - on se couche
à 11h 1/2 - on de dort pas de la froidure.
Mardi 29 : Réveil
à 5h - on est en régiment avec l'active
prêt à partir au feu - on ne fait rien de la
journée - mais à 6h du soir on
part pour SILLERY - pl. p a
t. et enf
(pleuré, pensé à toi et aux enfants)
Mercredi 30 : 1.30 - on a passé la nuit dans la rue et on a eu très froid, puis on est parti au feu - on a pas arrêté de tirer sur nous- il y a eu beaucoup de blessé - Has ( ?) - on revient le soir - on couche sur la terre - froid
Jeudi 1er
octobre : On est
gelé - ce
matin j'ai vu auguste - on a pas encore bougé de notre trou
et on tire toujours
- on passe la journée où l'on est et on fait le
manger à 2k, mais il est froid
quand il arrive.
Vendredi 2 : Toujours
à la même place - on tire sur
nous toute la nuit - on reste là touts la journée
mais le soir on part pour les
tranchées où on passe la nuit à terre
- beaucoup de morts.
Jeudi 8 : Envoyé lettre -
on croit qu'on va partir à REIMS pour défendre
car on va attaquer la ville -
beau cha (beaucoup
chagrin ?) pour les enfants -
à 10h du soir on part pour CORMONTREUIL
Vendredi 9 : On arrive
à 1h du matin - assez bien
couché - réveil 6h - à 7h du soir on
part pour les tranchées en passant par
REIMS - on arrive à 10h.
Samedi 10 : On n'a pas dormi
à cause du froid - en
ce moment je suis de garde et il pleut ce qui nous réchauffe
pas - c'est triste
- pense beaucoup à toi et aux enfants.
Dimanche 11 : En sentinelle toute
la nuit - très froid
- en ce moment on fait des tranchées - on est
très fatigués - le soir on
recommence et il gèle - impossible de dormir.
Lundi 12 : On est
gelé et ce matin on touche des
capotes de laine - on dit qu'à midi il y attaque
générale et de loin j'embrasse
bien fort Elisa et Alphonse - pas lieu, à 8h
remplacés.
Dimanche 1er
novembre : Elisa à
7 ans
aujourd'hui - à 11h service en arme pour porter les
couronnes au cimetière.
Mardi 18 : Réveil
à 6h - messe pour les soldats -
départ à 8h sur la route, j'ai vu Auguste qui est
comme moi sans nouvelles - je
n'ai pas beaucoup le temps de lui parler car on est en marche
jusqu'à la nuit
où l'on rejoint l'active.
Jeudi 19 : Pas dormi du froid
- tristes
nouvelles : Auguste malade ou blessé - Emile disparu -
il neige toute la journée - le soir on va dans les
tranchées - pas dormi - on
est gelé .
Vendredi 20 : Ce matin, un peu de
soleil, ça fait du
bien - le soir, on va en 3ème ligne -
dans les gourbis on ne dort
pas tellement qui fait froid.
Samedi 21 : Le matin
à 8h on part chercher les bleus
- on reste avec eux jusqu'à 7h puis on part ensemble pour
les tranchées 2ème
ligne - sentinelle et faire les tranchées toute la nuit -
l'eau est gelé dans
les bidons.
Dimanche 22 : J'ai dormi de 8h
jusqu'à midi - je suis
réveillé par le duel d'artillerie - le froid
continue - le soir à 6h on part
pour les tranchées qui ne sont pas couvertes, aussi on ne
dort pas.
Lundi 23 : Ce matin,
impossible de dormir -
le temps est couvert de neige et le vent est très
froid - le soir à 7h on part pour les gourbis où
malgré le froid on dort un peu
quand même.
Jeudi 3
décembre : A peine
réveillé, l'artillerie tire sur
nous - j'ai encore une fois la dyarée
- le soir, on
part en 1ère ligne.
Dimanche 6 : Dans les tranchées, on a de l'eau jusqu'au dessus des chevilles - ce matin, il gèle un peu - j'espère que ca continuera car si on a froid, on est pas mouillé. Je pense beaucoup au enfants pour la ST NICOLAS.
Lundi 7 : Quelle nuit, pas
arrêté de pleuvoir -
aussi on est mouillé jusqu'à la peau - ce matin
grande joie, j'ai enfin reçu
une lettre parti du 12 septembre - il pleut toute la nuit, on de l'eau
jusqu'à
mi-jambes.
Mardi 8 : La pluie a
cessé - mais pas moyen de se sécher
- partout c'est plein d'eau - j'ai les pieds blancs comme du lait. A
11h du
soir, on est relevé - on arrive au cantonnement à
1h.
Mardi 22 : On est
relevé ce matin - à 2h on va en 2ème
ligne - il gèle et les gourbis sont pleins d'eau - ce matin
il a neigé et on a
très froid.
Mercredi 23 : On a bien dormi, on
a même eu chaud et
pourtant il neige mais on est tellement fatigué que l'on
dort quand même.
Jeudi 24 : Cette nuit on a pas
trop bien dormi - il
faut te dire aussi qu'il fait très froid. Voilà 2
nuits en suivant que je rêve que ton père est
revenu. Je suis caporal.
Vendredi
25 Noël : On a
été relevé hier soir à 9h -
on
arrive à YPRES à 11h - on dort dans une
école - matin un obus est tombé dans la
cour : tous les carreaux cassés
- il gèle à
pierre fendre - triste réveillon.
Mardi 29 : Triste nuit - pluie
sans arrêt - gourbis
écroulés - pense toujours à toi et aux
enfants - cigare.
Mercredi 30 :
Départ à minuit
- arrêt auprès d'YPRES - à 4h
départ - à 7h on arrive à POPERINGUE -
à 10h on
loge un peu plus loin dans une grange - il fait très froid.
Jeudi 31 : Départ
à 4h - on arrive à ZUIPENE près
de CASSEL à 2h - très fatigué - on va
dormir dans une grange mais sait-on la
fin de la guerre - enfin courage et espérance.
Vendredi
1er janvier 1915 : Louise, Elisa, Alphonse,
papa, maman, bonne
année, bonne santé.
Réveil
à 2h pour faire le
réveillon : champagne, vin, orange, pomme, noix,
cigare, jambon et dire
que tu as peut-être faim - repos toute la journée
- à 7h couché.
Dimanche 30 mai : Départ
à 5H pour les tranchées. Repos à
l'HARAZEE
jusqu'à 7H du soir. Départ pour la 1ère
ligne pour 4 jours. Ici, c'est plus terrible qu'en Belgique.
Lundi 31 : Pas dormi et
aujourd'hui très fatigué. Lt
bléssé.
Mardi 1er
juin : Dormi 2H, c'est
très triste, dans la
journée on reçoit des bombes.
Mercredi
2 : Alerte à minuit, pétarade 1/2 H, dormi 4H,
à 9H du soir : bombe,
grenade, fusée, pétard, fusil mitrailleuse,
canon, je n'avais pas encore
entendu un potin pareil, ce n'est pas croyable.
Jeudi 3 : Pas dormi,
à midi pétard, bombe, à
9H relevé, arrivé à FLORENT
à 1H.
Mardi 29 juin : 8ème anniversaire de notre mariage.
Mercredi 30 : Duel d'artillerie
et attaque toute la
nuit, on part à 7H 1/2 pour BAGATELLE où nous
passons la nuit.
Vendredi 2 juillet :
Blessé
au
pied à 4H envoyé à STE
MENEHOULD, beaucoup de mal.
Samedi 3 : Départ
du train à 2H, à ST DIZIER à 5H,
à 8H arrivé à CORBIGNY.
Dimanche 4 : A midi, puis
conduit à l'hôpital.
Mardi 6 : Rayons
X, éclats d'obus, 25 à 30
petits morceaux.
Mercredi 7 :
Opération, beaucoup pleurer et souffert.
Jusqu'au dimanche 11,
pansement et plâtre.
Dimanche 5
décembre : Bon ST Nicolas pour
les enfants,.
Vendredi 17 : Aujourd'hui, c'est
ton anniversaire.
Lundi 25, Noël : Reçu
portrait d'Auguste.
Samedi
1er
janvier 1916
:
Louise, Elisa, Alphonse, Papa et Maman et mes sœurs, Auguste, bonne année, bonne santé, courage et espoir.

Fin
des extraits.
Retour
sur le HAUT de la
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Son parcours en
France et en Belgique décrit dans ce carnet
Précisions
: SCHALCKENS
Alphonse a été évacué 2
fois pour raisons médicales : il a été
admis une
première fois à l'hôpital pour des
diarrhées répétées, la
seconde fois pour une
blessure due à un éclat d'obus. Par deux fois il
est retourné au front.
Le
16 avril 1915, il est fait état d'un
séjour chez une famille GARRIGON
à MEUDON
: si vous aviez des
informations sur cette famille dont ne je n'ai pas trouvé
traces sur internet merci de me les transmettre.
Mardi 25
août 1914
Alerte à 8h
- tir aéroplane,
départ sans manger à 1 1/2 - arrivée
à ROUEN à 3h du matin - faim
et
soif à volonté.
Mercredi 26
août
Départ
à 5h - arrivé à BERNAY
à 8 1/2 - couché ferme - bien
reçu : poulet, pâté, fromages,
café, cidre,
liqueurs.
Vendredi 4 septembre
Départ de BERNAY
à
9h40, arrêt campagne - déraillement -
embrassé 2 enfants comme Lisa Alphonse -
passé nuit sans dormir - train arrêt 1h tous les
10 minutes.
Dimanche 6 septembre
Départ
à 5h1/2 - à 9h on a
fait 10 ki et comme
cela jusqu'à lundi matin - nous
sommes passés à ALENCON et
arrivé à LE MANS à
9'25 - le lundi
perdu couteau.
Lundi braderie 7
septembre
8h mais depuis le
départ du MANS
nous filons à grande vitesse - arrivé
à SAUMUR à 8h sans manger
pour
dîner - 4 sardines pour la journée.
Mardi 8 septembre
Retrouvé
couteau - 4h arrivé
à TOURS - 9h nous avons roulé
toute la journée - il a pleut à verse, on
été mouillés dans les wagons - nous
avons été 115 heures en chemin de fer.
Mercredi 9 septembre
Arrivé
à AUBUSSON à 5h
du matin - j'ai vu Auguste pour la 1ère
fois depuis le départ de
CAMBRAI - visite d'AUBUSSON - joli pays.
Jeudi 24 septembre
Départ d'AUBUSSON
à
11h et arrivé à ORLEANS
à 2h du matin et à ETAMPES
à 6h - pas
dormi de la nuit qui est froide.
Vendredi 25 septembre
Nous arrivons
près de PARIS
à 9h - à PARIS à 10h - nous en partons
à 4h du soir mais nous n'avons put
sortir.
Samedi 26 septembre
A minuit à TROYES
-
nous arrivons à OIRY MAREUIL
à 9h à 35 ki
du
champ de bataille - nous entendons le canon - départ
à 2h à pied jusqu'à LOUVOIS
à 18 k de REIMS à 8h.
Dimanche 27 septembre
Réveil
à 4h - départ à 6h -
nous arrivons à RILLY LA MONTAGNE
à 11h - on voit le bombardement de
REIMS - on part à 2h 1/2 - on marche sous le tir de
l'artillerie pour arriver à
VERZENAY à 8h du soir - très
bien couché.
Lundi 28 septembre
Réveil
à 6h - départ à 2h
puis on fait la pause dans un champ jusqu'à la nuit. On
arrive à MAILLY
à 10h - on se couche à 11h 1/2 - on de dort pas
de la froidure.
Mardi 29 septembre
Réveil
à 5h - on est en
régiment avec l'active prêt à partir au
feu - on ne fait rien de la journée -
mais à 6h du soir on part pour SILLERY -
0.50 - pl. p a t. et enf
(pleuré, pensé à toi et aux enfants).
Jeudi 8 octobre
Envoyé
lettre - on croit
qu'on va partir à REIMS pour
défendre car on va attaquer la ville - beau
cha (beaucoup
chagrin ?) pour les enfants - à
10h du soir on part pour CORMONTREUIL.
Vendredi 9 octobre
On arrive à
1h du matin -
assez bien couché - réveil 6h - à 7h
du soir on part pour les tranchées en
passant par REIMS - on arrive à 10h.
Mardi 13 octobre
On arrive à
DIEU LUMIERE
à 10h - je suis malade et je vais à la visite -
je suis reconnu et évacué à 5h
- on prend le train à MUIZON mais on ne
sait pas où on va.
Mercredi 14 octobre
On arrive à
NOISY LE SEC
à 5h, à 9h à JUVISI
- départ à 1h 1/4 arrivé à FONTAINEBLEAU
à 3h
1/2 à l'hôpital - à 4h on couche dans
un lit - bon souper.
Lundi 26 octobre
Départ
à 11h 1/2 - arrivé à JUVISI
à 3h - départ à 3h49 -
arrivé à AUBUSSON le mardi 27
à 1h de
l'après-midi.
Vendredi 13 novembre
Départ
à 9h du soir pour le
rassemblement - départ de la gare à 7h 1/2 pour
arriver à ST SULPICE
LAURIERE - à 1h 1/2 départ.
Samedi 14 novembre
A 6h du matin on
arrive à ORLEANS
- à 4h ravitaillement - départ à 5h
pour PARIS - arrivé à 7h - à 11h VERSAILLES
après avoir fait le tour de PARIS à 5h.
Dimanche 15 novembre
A CORBEIL à
9h - à AMIENS
on a vu la neige pour la 1ère fois -
à 1h à BOULOGNE -
à 2h à
CALAIS pour arriver à DUNKERQUE
à 7h - on passe la nuit dans la gare.
Lundi 16 novembre
On sort se promener en
ville
- j'en profite pour manger des moules et des grenades -
départ à 11h - arrivée
à BERGUES à 2h - on couche
dans une malterie.
Mardi 17 novembre
Départ
à 11h par un temps
épouvantable pour OST CAPELLE -
à 4h on dort dans l'église.
Samedi 5
décembre
On est
inondé tellement il
pleut - à 4h du matin on part au cantonnement - il
grêle, il pleut, on est
percé jusqu'à la peau - quel malheur -
à 1hh du soir on part du côté d'YPRES
où on arrive vers 4h du matin.
Mercredi 9
décembre
Départ
à 6h - on marche sans
arrêt jusqu'à 10h - toujours pleuvoir -
départ à 2h - on arrive à YPRES
à 10h, on couche dans une maison sur le plancher, mais on
dort bien quand même.
Jeudi 17
décembre
A 7 h du matin, on
part pour YPRES
se reposer un peu - aujourd'hui c'est ton anniversaire - je pense
beaucoup à
toi ainsi qu'aux enfants - on dort sur le plancher.
Vendredi 25
Noël
On a
été relevé hier soir à
9h - on arrive à YPRES à 11h
- on dort dans une école - matin un obus
est tombé dans la cour : tous les carreaux
cassés - il gèle à pierre
fendre - triste réveillon.
Mercredi 30
décembre
Départ
à minuit - arrêt
auprès d'YPRES - à 4h départ -
à 7h on arrive à POPERINGUE -
à 10h on
loge un peu plus loin dans une grange - il fait très froid.
Jeudi 31
décembre
Départ
à 4h - on arrive à ZUIPENE
près de CASSEL à 2h -
très fatigué - on va dormir dans une grange mais
sait-on la fin de la guerre - enfin courage et espérance.
Dimanche 3 janvier 1915
On roule toute la nuit
sans
dormir - on débarque à ESTREE
près d'AMIENS à 8h - puis on
loge
dans une grange.
Mardi 5 janvier
Hôpital ST
JOSEPH AMIENS
40.6°.
Jeudi 4
février
Retrouvé
pipe et lettres. Quitté
l'hôpital à 10H. Dîner confortable gare d'AMIENS.
Départ du train à 9H,
CREIL 12H, AUBERVILLIERS.
Vendredi 5
février
3H à JANVISEY,
à 11H
repas, à midi à ORLEANS,
repas assez bon, à 4H arrivé à BLOIS,
à
6H 1/2 à TOURS, 8H 1/2 à ANGOULEME.
Samedi 6
février
4H. Départ
à 5H, arrivé BORDEAUX
9 1/2, départ à 10H, arrivé
à PAU à 8 1/2, départ 9H,
arrivé à LOURDES à
11H, à l'hôpital bien mangé et bien
couché.
Vendredi 12
février
Départ de
l'hôpital à 8 1/2
pour ST PE DE BIGORRE, bon manger.
Mercredi 14 avril
Départ
à 9H45 pour TARBES.
Jeudi 15 avril
Départ
à 12H40 pour BORDEAUX,
touché 7.50.
Vendredi 16 avril
Arrivé
à PARIS à 6
1/2 puis envoyé à MEUDON chez
M. GARRIGON, très bien reçu, je suis
très
content.
Samedi 17 avril
Je joue avec les
enfants.
Dimanche 18, Lundi 19,
Mardi 20, Mercredi 21 avril
Promenade à
SEVRES, ISSY
LES MOULINEAUX, bois de MEUDON et le long de la SEINE.
Jeudi 22, Vendredi 23
avril
Départ
à 3 1/4,
trompé de train, vais à MONTLUCON,
arrivé à AUBUSSON.
Lundi 24
Pentecôte avril
Départ
à 11H 1/2 d'AUBUSSON,
arrivé à CRAVANT.
Mardi 25 avril
8H du matin,
à AUXERRE
à 10H, à CHATILLON à 3 1/2 ,
à minuit à STE MENEHOULD.
Mercredi 26 mai
Départ
à 5H pour FLORENT
à 18 K du front.
Dimanche 30 mai
Départ
à 5H pour les
tranchées. Repos à l'HARAZEE
jusqu'à 7H du
soir. Départ pour la 1ère
ligne pour 4 jours. Ici, c'est plus
terrible qu'en Belgique.
Jeudi 3 juin
Pas dormi,
à
midi pétard, bombe, à 9H
relevé, arrivé à FLORENT
à 1H.
Lundi 7 juin
Réveil
à 3H 1/2, arrivé à LA
HARAZEE à 8H, départ à 7H
tranchées.
Samedi 19 juin
On est
relevé à 8H du soir,
arrivé à FLORENT à
11H.
Mercredi 23 juin
Départ
à 5H, arrivé à
LA HARAZEE 0 7H, aux
tranchées 9H
soir.
Dimanche 27 juin
Relevé
à 7H à FLORENT
à 12H.
Mercredi 30 juin
Duel d'artillerie et
attaque toute
la nuit, on part à 7H 1/2 pour BAGATELLE
où nous passons la nuit.
Vendredi 2 juillet
Blessé au
pied à 4H envoyé à STE
MENEHOULD, beaucoup de mal.
Samedi 3 juillet
Départ du
train à 2H, à ST
DIZIER à 5H, à 8H arrivé
à CORBIGNY.
Mardi 21 septembre
Départ pour
NEVERS,
arrivé à 11H 1/2.
Jeudi 30
décembre
Départ,
arrivé à BLACE
à 11H le vendredi 31, fin d'année.
Retour
sur le HAUT de la
Mon
arrière grand père a reçu les
décorations suivantes
(certainement
à titre posthume)
En novembre 2004, la Médaille de VERDUN lui est décernée : voir sommaire
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Vues de la Nécropole de RANCOURT
Ceux qui pieusement sont morts pour la
patrie
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et
prie
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau
Toute gloire près d’eux passe et tombe
éphémère ;
Et comme ferait une mère
La voix entière d’un peuple les berce en leur
tombeau
Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Victor HUGO
Ci-dessus,
une vieille carte postale
Rancourt
Ce village, comme tous ceux des environs, fut
entièrement détruit pendant la
Grande Guerre. Il fut repris en partie par les troupes
alliées le 25 septembre 1916.
Les troupes se heurtèrent ensuite au bois de Saint Pierre Vaast,
repris par les Britanniques en mars 1917, lors du repli allemand sur la
ligne
Hindenburg, plus au nord.
Rancourt a
aujourd’hui le triste privilège de regrouper
sur son territoire trois cimetières militaires :
français, britannique et
allemand. C’est aussi le haut lieu du souvenir de la
participation française à
la bataille de la Somme.
La
nécropole allemande, parmi les plus importantes, compte
11422 sépultures
(tombes individuelles ou ossuaires pour les corps non
identifiés).
La nécropole française s’étend sur 28 hectares, entre Bouchavesnes et Rancourt, et compte 8566 sépultures. La chapelle qui jouxte la nécropole française fut le fait non pas d’une décision officielle, mais d’une initiative privée. Elle fut édifiée en 1920 par un comité commémoratif, à la mémoire du lieutenant Jean du Bos et de ses camarades tués au combat le 25 septembre 1916. C’est le Souvenir français qui, depuis 1937, se chargea de la gestion du bâtiment et l’animation du mémorial.
Mémorial du Souvenir Français : Situé au bord de la N17, ce mémorial était, à l'origine, un monument destiné à rendre hommage, à l'initiative de sa famille d'origine picarde, au jeune lieutenant du Bos, tué le 25 septembre 1916.
Petit à
petit, il a été décidé
d'associer à sa mémoire tous ses camarades
tombés au combat, puis tous les soldats Français
morts au cours de la Grande Guerre dans le secteur.
Cette chapelle fut alors inaugurée
le 22 octobre 1923 par l'épouse du Maréchal Foch.
A
l'intérieur, on y découvre, outre la tombe du
lieutenant du Bos, de nombreuses plaques murales apportées
par les familles à la mémoire de proches morts
dans la Somme.
Depuis 1937, ce mémorial a été pris en
charge par le Souvenir français.
Il est un des rares
monuments à rendre hommage aux combattants
français de la Bataille de la Somme.
Carrés
militaires dans l'un des quels est inhumé mon
arrière grand-père
D’autres photographies du cimetière : ici
DOCUMENTS D'EPOQUE DE LA ZONE
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Actualité : réparer un oubli de 83 ans !
Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et
prie
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau
Toute gloire près d’eux passe et tombe
éphémère ;
Et comme ferait une mère
La voix entière d’un peuple les berce en leur
tombeau
Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Victor HUGO
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Une
idée a germé depuis un moment : pourquoi ne pas
faire apposer
une plaque pour commémorer le souvenir du Caporal
Schalckens.
En juin 1999,
j'ai pris contact avec le Secrétariat d'Etat
aux Anciens Combattants à PARIS pour demander une aide aussi
petite soit-elle,
matérielle ou financière.
Je suis
informé que la Chapelle de la Nécropole de
RANCOURT appartient à l'Association Nationale "LE
SOUVENIR FRANCAIS" et qu'il faut que je m'adresse
à cette
association. Sollicitée, celle-ci émet un avis
favorable à ma requête : le
siège national à PARIS déclare prendre
à sa charge les frais de gravure et
transmet un dossier à sa délégation
départementale à AMIENS.
Celle-ci est
également favorable. Il m'est proposé de
faire graver un EX-VOTO
sur les tables de la
chapelle. Je donne mon accord, ravi de cette réalisation.
Le 27
juillet 2000, je reçois une lettre de
la délégation d'AMIENS.
La
gravure a été réalisée,
le
Caporal Alphonse Schalckens n'est
plus anonyme ...
(ci-dessous,
à droite, avant dernier
nom sous la commune de ST PIERRE WAAST)
"Schalckens
Alphonse (médaille militaire,
croix de guerre) 162ème RI 1.11.1916"
(il n'y
avait plus de place sous la commune de SAILLY SAILLISEL)
J'ai malheureusement commis une erreur lors de la transmission du patronyme qui s'écrit bien SCHALCKENS.
Un
très grand MERCI
à l'Association
le Souvenir Français
et
plus particulièrement à sa
délégation
générale de la SOMME.
Adresse
du siège national : 9 rue Clichy - 75009 PARIS
Adresse
de la délégation générale
de la SOMME : 41 rue Voiture - 80000 AMIENS
(03.22.89.51.39)
(association
nationale reconnue d'utilité publique)
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MONUMENT
AUX MORTS DE LILLE
AUX
LILLOIS
SOLDATS
- CIVILS
LA
CITE A ELEVE CE MONUMENT AFIN
DE
RAPPELER AUX COURS DES SIECLES
L'HEROISME ET LES
SOUFFRANCES DE
SES
ENFANTS MORTS POUR LA PAIX
1914-1918
1939-1945

(Voir
le lien : LE NORD EN GUERRE ci dessous)
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Ma bannière :

code : cliquez ici
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|
Première
guerre mondiale |
| www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Site officiel pour consulter les fiches des combattants morts pour la France |
|
http://www.sepulturesdeguerre.sga.defense.gouv.fr/
Site officiel pour retrouver la sépulture d'un combattant |
|
Parcours de Régiments en 14-18 (descriptions détaillées des grandes batailles, 1500 photos,carnets, recueil des lieux-dits, etc ...) |
|
Le site de Jean-Luc DRON : une mine d'or à consulter, notamment les historiques de régiments dont certains en ligne.. |
|
Parcours de Guerre des Régiments Français Parcours du 162ème RI depuis ce site : |
|
SANTERRE
14-18 Préserver la mémoire de la grande guerre
dans le SANTERRE
|
|
LES ENTREES des REGIMENTS FRANCAIS vers1914 |
|
(téléchargement d'historiques de régiments entre autres) |
|
Un site dédié à tous ceux qui s'intéressent à l'épopée des soldats de la Grande Guerre |
|
ASSOCIATION DE RECHERCHES HISTORIQUES ET
ARCHEOLOGIQUES MILITAIRES |
|
Le site verdun-meuse.fr a pour vocation de présenter l’ensemble des initiatives mémorielles liées à la Grande Guerre, à Verdun, en Meuse, en France et dans le reste du monde. Il est coordonné par la Mission Histoire du Conseil Général de la Meuse. |
|
Correspondance de la grande guerre : cartes postales - collection privée |
|
Site dédié à la Mémoire des soldats "Morts pour la France" de l'intercommunalité du Val de Nièvre, des arrondissement d'Abbeville et d'Amiens |
|
LES FRANCAIS A VERDUN Vous découvrirez notamment sur ce site une très riche rubrique consacrée à l 'uniforme. |
Passionné d'histoire militaire depuis de très longues années, je ne peux pas m'empêcher, lorsque je suis de sortie, de prendre en photo tout ce qui touche de près ou de loin à ma passion. |
Le journal du Poilu Henri Bury, 1914 276ème RI |
Le 57ème Régiment d'Infanterie en 1914![]() Sur les traces de Raymond Labarbe, soldat puis caporal grenadier au 57ème R.I. durant la Grande Guerre |
|
Tout a débuté par une recherche généalogique pour combler les « blancs » d'une histoire familiale. Ensuite, il y a eu la découverte d'un ancêtre qui appartenait à ce régiment. Son nom, Camille Foignant, est inscrit sur le monument aux morts de la ville d’Épinal à côté de celui de son frère Marcel. Le premier des grands-oncles du webmaster, Camille soldat au 149e R.I., a été tué en novembre 1914 sur le front belge. Le second, Marcel qui servait dans le 407e R.I., est décédé en mai 1918 à l’hôpital d’évacuation n° 18 à Couvrelles dans l’Aisne. |
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Seconde
guerre mondiale |
| 6 juin 1944 |
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Mis à jour le 11/11/2012